Voilà deux semaines que le silence s’est installé autour de Moussa Kaka. Directeur du groupe de presse Saraounia et correspondant historique de Radio France Internationale (RFI) au Niger, le journaliste est porté disparu depuis le 31 août 2026.
Ce soir-là, vers 19 heures, il quittait ses bureaux à Niamey pour rejoindre son domicile, avant d’échapper à tout contact.
Cette disparition suscite une vive inquiétude au sein de sa famille, de la profession et des organisations internationales de défense des droits humains, telles que la FIDH et Reporters sans frontières (RSF). Pour les observateurs et acteurs des médias, le cas de Moussa Kaka symbolise la détérioration continue des conditions de travail de la presse au Niger depuis l’avènement du régime de transition.
Un climat d’étouffement pour l’information indépendante
Depuis le coup d’État de juillet 2023 conduit par le général Abdourahamane Tiani, les conditions d’exercice du journalisme au Niger n’ont cessé de se détériorer. Les voix indépendantes, les correspondants de médias étrangers et les figures locales du secteur font face à des pressions accrues, des intimidations, voire des arrestations arbitrages.
Le traitement réservé à Moussa Kaka, figure respectée du paysage médiatique nigérien et international depuis plusieurs décennies, envoie un signal particulièrement alarmant. Son effacement brutal met en lumière la vulnérabilité croissante de ceux qui tentent de documenter la situation politique et sécuritaire dans la région du Sahel.
Un appel urgent aux autorités
Plusieurs organisations non gouvernementales et associations de journalistes demandent instamment aux autorités militaires au pouvoir de faire toute la lumière sur cette disparition et de garantir la sécurité du journaliste. Au-delà du cas individuel de Moussa Kaka, c’est le droit à une information libre et plurielle qui se trouve de nouveau fragilisé au Niger.







