Les Nouvelles d'Afrique
  • Accueil
  • Nos Vidéos/Podcasts
  • Le saviez-vous?
  • Vérifions
No Result
View All Result
Les Nouvelles d'Afrique
  • Accueil
  • Nos Vidéos/Podcasts
  • Le saviez-vous?
  • Vérifions
No Result
View All Result
Les Nouvelles d'Afrique
No Result
View All Result
Accueil AES

​La rupture des relations diplomatiques entre la France et le Burkina Faso et ses conséquences

Papegent de Papegent
1 juillet 2026
dans AES, Afrique
0 0
0
Burkina : la radio Voice of America suspendue trois mois
Share on FacebookShare on Twitter

Le 27 juin 2026, le Burkina Faso a officiellement rompu ses relations diplomatiques avec la France.  La décision a été annoncée par le gouvernement burkinabè dans un communiqué diffusé à la télévision nationale et est entrée en vigueur immédiatement le jour même.  Par Éric Topona. 

Cette décision intervient dans un contexte où, depuis son arrivée au pouvoir en 2022, le chef de la junte burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, n’a eu de cesse, comme ses homologues de l’Alliance des États du Sahel (AES), de voir en la France, voire des autres pays européens, la cause obscure de tous leurs malheurs. Ce faux-fuyant vient masquer notamment leur incapacité manifeste à éradiquer les groupes terroristes qui poursuivent la destruction des hommes et des biens et ne cessent de gagner du terrain.

Sans surprise

Le contexte de cette décision n’est cependant pas anodin.

En effet, le 18 juin 2026, les députés européens ont adopté une résolution, sans effets contraignants. Dans cette résolution, ils s’inquiètent de la « ​persistance de la répression de l’espace civique et des libertés fondamentales » au ​B​urkina Faso.  Le gouvernement burkinabè, dans sa réaction à cette résolution portée par un eurodéputé français, Christophe Gomart, du groupe Les Républicains, a dénoncé une « ingérence inacceptable », un « discours aux relents néocoloniaux », soulignant au passage que « des avancées significatives ont été enregistrées tant dans la lutte cont​re le terrorisme et la reconquête de son territoire que dans le développement durable ».

​Des faits irréfutables

Il est donc évident que c’est la France qui est accusée derrière cette sortie officielle. On se serait attendu à voir s’amorcer un climat d’apaisement à l’issue de la convocation quelques jours plus tôt par le chef de la diplomatie burkinabè de l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Burkina Faso, Philippe Bronchain​. Il n’en fut rien.

Mais, s’il faut s’en tenir aux faits dénoncés par la résolution du Parlement européen​. Ils sont vérifiables et constatables par tous, et d’abord par les citoyens de ce pays, tout comme par de très nombreuses organisations de défense des droits humains notoirement connues pour la qualité de leurs rapports d’investigations. Déjà, le 26 avril 2026, réagissant à la dissolution de 118 ONG et autres organisations de la société civile, Amnesty International s’indignait : « Nous sommes alarmés et profondément préoccupés par cette atteinte flagrante au droit à la liberté d’association. La dissolution d’ONG et d’associations est contraire à la Constitution du Burkina Faso, qui garantit la liberté d’association et la liberté syndicale (…) Cette dissolution est également tout à fait incohérente et incompatible avec les obligations internationales du Burkina Faso en matière de droits humains, notamment celles découlant de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et du Pacte international relatif aux droits civils auquel il est partie ».

En avril 2025, dans une sortie intitulée « Burkina Faso : répression contre les voix critiques », Human Rights Watch faisait état d’une liste de journalistes et d’activistes recherchés pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». S’agissant précisément des journalistes et de la liberté de la presse, il faut se pencher à juste titre sur la situation préoccupante du journaliste ​Atiana Serge Oulon, enlevé depuis le 24 juin 2024. Directeur de l’organe de presse L’Évènement, il est réduit au silence sans aucune garantie pour la défense de ses droits​ depuis le 24 juin 2024. Ses articles d’investigation sur des détournements de fonds présumés au sein des forces de défense et de sécurité ​burkinabè ne sont probablement pas étrangers à l’interminable privation de liberté dont il est l’objet. C’est dire que la résolution du Parlement européen, force est de le constater, a été prise bien longtemps après de graves signaux d’alarme émis par des organisations de défense des droits humains qui ont pignon sur rue.

​Une décision hâtive et pénalisante

En prenant une décision d’une telle gravité, le régime du capitaine Ibrahim Traoré pénalise au premier chef ses propres ressortissants qui, pour des raisons objectives et diverses, ont avec la France des liens qui transcendent les relations interétatiques. Ils sont estimés entre 20 000 et 40 000, le nombre de Burkinabè vivant sur le territoire français. Nombre de ceux-là qui ne sont pas des binationaux pourraient se retrouver dans un avenir très proche confrontés à de graves difficultés consulaires. Les milieux d’affaires se retrouveront également confrontés à des difficultés similaires, de même que ceux des Burkinabè qui assurent des suivis sanitaires sur le territoire français.

Au rang de ceux-ci figurerait un proche parent du capitaine Ibrahim Traoré !

Il faut cependant relever que, contrairement à la décision collective qui annonçait leur retrait collectif de ​l’​Organisation internationale de la francophonie (OIF), le Niger et le Mali ne se sont pas joints à la décision unilatérale du Burkina Faso. La solidarité n’a donc pas prévalu cette fois-ci et preuve est faite que les intérêts des uns et des autres, dans ce cas de figure, ne convergent pas.

Le Mali par exemple se tirerait une balle dans le pied dans un tel cas de figure.

Mais l’Union ​européenne ne devrait pas en rester là. Il est important que dans les prochains jours, elle franchisse un palier dans l’échelle des sanctions en solidarité avec la France, telles que des gels d’avoirs ou des restrictions aux déplacements dans l’espace européen.

En rapport Posts

Guinée : le directeur général adjoint de l’OGP écroué, l’ancien directeur attendu devant la CRIEF
Afrique

Guinée : le directeur général adjoint de l’OGP écroué, l’ancien directeur attendu devant la CRIEF

En Guinée, la pression judiciaire s’accentue sur les anciens responsables de l’Office guinéen de publicité (OGP). Selon plusieurs sources...

de Papegent
1 juillet 2026
Sénégal : Karim Wade appelle les militants du PDS à voter « non » au référendum
À la une

Sénégal : Karim Wade appelle les militants du PDS à voter « non » au référendum

À quelques mois du référendum constitutionnel annoncé par le président Bassirou Diomaye Faye, le Parti démocratique sénégalais (PDS) a...

de Papegent
1 juillet 2026
Les Éléphants quittent le Mondial, la tête haute
À la une

Les Éléphants quittent le Mondial, la tête haute

Le rêve mondial de la Côte d'Ivoire s'est arrêté aux portes des huitièmes de finale. Opposés à une Norvège...

de Papegent
30 juin 2026
Mali : la guerre des drones fait de nouvelles victimes civiles à Ménaka
À la une

Mali : la guerre des drones fait de nouvelles victimes civiles à Ménaka

Une nouvelle tragédie vient rappeler le coût humain du conflit qui ravage le nord du Mali. Huit civils ont...

de Papegent
30 juin 2026

Actu. en videos

Vidéo : « Macky Sall est le candidat idéal à l’ONU », Yoro Dia
À la une

Vidéo : « Macky Sall est le candidat idéal à l’ONU », Yoro Dia

de admin
10 octobre 2025
Entretien Special Tierno Monenembo
Vidéo

Entretien Special Tierno Monenembo

de admin
5 octobre 2025
Entretien avec Samsidine Aïdara  »j’ai perdu quatre frères et sœurs dans la catastrophe maritime »
Vidéo

Entretien avec Samsidine Aïdara  »j’ai perdu quatre frères et sœurs dans la catastrophe maritime »

de admin
5 octobre 2025
Erdogan: « Nous afficherons Israël comme un criminel de guerre aux yeux du monde »
À la une

Erdogan: « Nous afficherons Israël comme un criminel de guerre aux yeux du monde »

de admin
28 octobre 2023
Les Nouvelles d'Afrique

À Propos du site

Nous sommes une équipe de journalistes africains disséminés à travers le monde, unissant nos efforts pour révolutionner le paysage médiatique africain.

Nous sommes des catalyseurs du changement, des narrateurs passionnés et des visionnaires déterminés à faire avancer le journalisme africain vers de nouveaux horizons.

Suivez-nous sur

Catégories

Archives

juillet 2026
LMMJVSD
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031 
« Juin    

Nous joindre

N’hésitez pas à nous contacter !

Adresse: Hann Maristes 1 Lot n°2, Dakar, Sénégal.

Rédaction

Email : lesnouvellesdafrique@gmail.com
Directeur de publication:
MAMADOU BAH +224628669188
Rédacteur en chef:
ABDOULAYE SYLLA +224628027711

  • Charte
  • Politique de confidentialité

© 2025 - Les Nouvelles d'Afrique. Tous droits réservés.

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In

Add New Playlist

No Result
View All Result
  • Accueil
  • Nos Vidéos/Podcasts
  • Le saviez-vous?
  • Vérifions

© 2025 - Les Nouvelles d'Afrique. Tous droits réservés.

-
00:00
00:00

Queue

Update Required Flash plugin
-
00:00
00:00