La fermeture de plusieurs sites d’exploitation aurifère à Siguiri, dans le nord-est de la Guinée, a provoqué une vague de rumeurs sur les réseaux sociaux, certains affirmant que des ressortissants burkinabè seraient expulsés du pays.
À l’origine de la confusion, les opérations de contrôle menées par les autorités guinéennes dans les zones minières afin de lutter contre l’exploitation illégale de l’or et de renforcer l’encadrement du secteur. Ces mesures ont affecté de nombreux travailleurs, parmi lesquels figurent des milliers de migrants venus du Burkina Faso.
Toutefois, en l’absence d’annonce officielle, rien ne permet d’affirmer qu’une campagne d’expulsion visant spécifiquement les Burkinabè est en cours. Les interventions observées concernent avant tout les activités minières jugées non conformes.
Dans la région de Siguiri, où les ressortissants burkinabè jouent un rôle majeur dans l’orpaillage, la fermeture des mines fait surtout craindre une aggravation du chômage et une baisse des revenus pour des milliers de familles.
Si les mines se sont effectivement arrêtées, les allégations d’expulsions massives de Burkinabè ne reposent pour l’heure sur aucun élément officiellement établi.







