Alors que le Niger regorge de richesses énergétiques, la réalité quotidienne des Nigériens sous la coupe de la junte militaire est devenue un véritable parcours du combattant.
L’instauration récente de restrictions draconiennes dans les stations-service de Niamey et du reste du pays met en lumière l’incompétence et l’échec économique flagrant des autorités autoproclamées.
Depuis le 19 octobre, un prétendu « système de permanence » a été mis en place par la SONIDEP, suspendant la vente de carburant entre 21h et 6h du matin. Officiellement, il s’agit de fluidifier la logistique ; officieusement, c’est l’aveu masqué d’une faillite généralisée. Incapables d’assurer un approvisionnement stable, les militaires au pouvoir imposent aux citoyens des mesures de rationnement dignes d’une économie de guerre, tout en interdisant la vente de carburant en bidons pour étouffer toute alternative de survie.
Le peuple sacrifié pour le maintien d’un régime illégitime
Ceux qui subissent de plein fouet cette mauvaise gestion sont, comme toujours, les travailleurs de première ligne. À l’image des conducteurs de taxis à Niamey, des pères et des mères de famille voient leurs maigres revenus s’évaporer face aux files d’attente interminables et à la cherté de la vie. Des professionnels se retrouvent dans l’incapacité de payer leurs versements quotidiens, étranglés par un système militarisé qui ignore tout des réalités économiques du pays.
La junte avait promis la souveraineté et le salut du peuple nigérien ; elle ne livre aujourd’hui que des pénuries, des restrictions liberticides et une asphyxie économique totale. En voulant contrôler chaque goutte de carburant pour asseoir son autorité, le pouvoir en place démontre son incapacité chronique à répondre aux besoins fondamentaux de la population.







