La Guinée a franchi une étape majeure de son évolution politique avec l’élection de Dr Dansa Kourouma à la présidence de l’Assemblée nationale lors de la session inaugurale de la 10ᵉ législature. Ancien président du Conseil national de la transition (CNT), il devient ainsi le premier président du Parlement de la Ve République guinéenne.
Dans l’hémicycle du Palais du Peuple à Conakry, les députés ont porté leur choix sur Dr Kourouma, unique candidat en lice pour le perchoir. Son élection, intervenue dans un climat marqué par l’enthousiasme et les attentes liées à la nouvelle architecture institutionnelle du pays, consacre la continuité d’une figure qui a joué un rôle central durant la période de transition.
À la tête du CNT pendant près de quatre ans, Dr Dansa Kourouma s’était imposé comme l’un des principaux artisans du processus de refondation institutionnelle engagé après le changement de régime. Sous son autorité, le Conseil avait notamment conduit les réformes ayant abouti à la mise en place des institutions de la Ve République. Son accession à la présidence de l’Assemblée nationale apparaît ainsi comme le prolongement naturel d’un parcours étroitement lié à la transformation politique récente du pays.
L’élection du nouveau président du Parlement intervient à un moment charnière pour la Guinée. Après plusieurs années de transition, la nouvelle Assemblée nationale est appelée à jouer un rôle déterminant dans la consolidation des institutions démocratiques, l’élaboration des lois et le contrôle de l’action gouvernementale. Les défis qui attendent les députés sont nombreux : relance économique, gouvernance, emploi des jeunes, réformes administratives et mise en œuvre des ambitions nationales portées par les nouvelles autorités.
Dans les couloirs du Palais du Peuple, l’annonce de l’élection de Dr Kourouma a suscité des scènes de joie parmi ses partisans et de nombreux élus. Applaudissements, embrassades et manifestations de satisfaction ont accompagné la proclamation des résultats, traduisant l’importance symbolique accordée à ce moment politique.
Fort de l’expérience acquise durant la transition, le nouveau président de l’Assemblée nationale aura désormais la responsabilité de diriger les travaux parlementaires, de garantir le bon fonctionnement de l’institution et de veiller à la qualité du débat démocratique. Son mandat de cinq ans s’ouvre dans un contexte où les attentes de la population envers les institutions demeurent élevées.
Au-delà de la personne de Dansa Kourouma, cette élection marque surtout l’installation effective de la première législature de la Ve République et symbolise l’entrée de la Guinée dans une nouvelle phase de son histoire politique. Pour de nombreux observateurs, le succès de cette nouvelle Assemblée nationale constituera l’un des principaux indicateurs de la stabilité et de la maturité institutionnelle du pays dans les années à venir.







