Dans la préfecture de Beyla, des tensions post-électorales ont dégénéré en violences lundi 1er juin. Des magistrats et responsables administratifs ont dû être évacués sous protection après des attaques signalées dans plusieurs localités.
Au lendemain du double scrutin législatif et communal du 31 mai, la préfecture de Beyla, en Guinée forestière, a été secouée par de violents incidents ayant visé des représentants de l’État, des magistrats et des agents des forces de sécurité.
Les tensions les plus fortes ont été enregistrées dans la sous-préfecture de Samana, située à une soixantaine de kilomètres de Beyla. Selon plusieurs sources concordantes, l’avocat général près la Cour d’appel de Conakry, Ousmane Sankhon, a dû être évacué sous protection sécuritaire après avoir été pris pour cible. Le procureur près le tribunal de Macenta, Salim Diaby, aurait également échappé à une agression.
Les affrontements ont fait plusieurs blessés, notamment parmi les forces déployées pour rétablir l’ordre, et occasionné d’importants dégâts matériels.
Face à la dégradation de la situation, plusieurs responsables administratifs ont abandonné leurs positions et trouvé refuge dans la brousse avant d’être localisés puis secourus par des unités de gendarmerie envoyées en renfort. Les magistrats et autres autorités concernées ont ensuite été escortés vers N’Zérékoré.
Ces violences interviennent alors que les résultats du scrutin du 31 mai ne sont pas encore officiellement proclamés. Aucun bilan définitif des victimes ni des dégâts n’avait été communiqué par les autorités au moment de la rédaction de cet article.







