En visite à Bunia, dans la province de l’Ituri, épicentre de la nouvelle flambée d’Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a affiché un optimisme prudent face à l’évolution de la situation sanitaire.
Alors que l’épidémie suscite de vives inquiétudes en raison de la circulation de la souche Bundibugyo du virus Ebola, pour laquelle aucun vaccin ni traitement homologué n’est actuellement disponible, le patron de l’OMS estime néanmoins qu’« il y a des raisons d’espérer ».
Lors d’un point de presse tenu samedi à Bunia, Tedros Adhanom Ghebreyesus a salué la réactivité des autorités congolaises et l’engagement des partenaires internationaux dans la riposte. Selon lui, les efforts déployés sur le terrain permettent d’envisager un meilleur contrôle de la maladie malgré les nombreux défis.
Le responsable de l’agence onusienne a notamment mis en avant l’engagement financier du gouvernement congolais, qui a déjà mobilisé 20 millions de dollars pour soutenir les opérations de lutte contre l’épidémie. Il a souligné que la coordination entre les autorités nationales, les acteurs humanitaires et les équipes médicales demeure essentielle pour interrompre rapidement la chaîne de transmission.
Malgré l’absence de vaccin spécifique contre la souche Bundibugyo, Tedros Adhanom Ghebreyesus a rappelé que des patients avaient déjà survécu grâce à une prise en charge précoce et adaptée. « Il y a des raisons d’espérer », a-t-il insisté, appelant les populations à signaler rapidement les cas suspects et à coopérer avec les équipes sanitaires.
Face au risque de propagation du virus, l’OMS met l’accent sur le dépistage précoce, l’isolement des personnes infectées ainsi que le suivi rigoureux des contacts. Les équipes déployées dans les zones touchées poursuivent leurs investigations afin d’identifier rapidement les nouveaux cas et de limiter la circulation de la maladie.
Dans le même temps, l’Organisation mondiale de la santé a publié de nouvelles recommandations concernant les traitements expérimentaux et les candidats vaccins susceptibles d’être mobilisés dans le cadre de cette riposte. Ces orientations visent à renforcer les capacités de réponse alors que l’épidémie continue de progresser dans l’est de la RDC.
Cette nouvelle flambée fait dans un pays déjà confronté à plusieurs urgences sanitaires et sécuritaires, compliquant davantage les opérations de surveillance et de prise en charge des malades.







