Le Nigeria et les États-Unis ont mené de nouvelles opérations militaires conjointes contre des combattants affiliés au groupe État islamique dans le nord-est du Nigeria, une région confrontée depuis des années à la violence jihadiste.
Selon les autorités nigérianes et le commandement militaire américain pour l’Afrique (AFRICOM), les frappes ont été conduites dimanche après des mouvements repérés au sein de groupes armés liés à l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP).
L’armée nigériane affirme que plus d’une vingtaine de combattants ont été tués au cours de ces opérations aériennes. Les autorités américaines précisent de leur côté que les cibles identifiées étaient bien des éléments de l’EI et qu’aucune perte n’a été enregistrée parmi les forces engagées.
Ces nouvelles frappes interviennent quelques jours seulement après une autre opération conjointe qui aurait coûté la vie à Abou Bilal al-Minuki, présenté comme l’un des principaux responsables de l’organisation jihadiste dans la région sahélienne et le bassin du lac Tchad.
Dans le nord-est du Nigeria, les populations vivent depuis plus d’une décennie au rythme des attaques, des déplacements forcés et de l’insécurité. Boko Haram et l’ISWAP continuent de mener des opérations meurtrières malgré les offensives répétées de l’armée.
Mais la crise sécuritaire ne se limite plus aux seules zones de conflit du nord-est. Ces derniers jours, un autre drame a ravivé les inquiétudes dans le pays : l’enlèvement de dizaines d’enfants et de membres du personnel scolaire dans l’État d’Oyo, dans le sud-ouest du Nigeria.
Selon des responsables religieux et sécuritaires, 46 personnes, majoritairement des enfants âgés de 2 à 16 ans, ont été kidnappées vendredi lors d’attaques coordonnées contre plusieurs écoles.
Des hommes armés ont fait irruption dans des établissements scolaires avant d’emporter plusieurs élèves ainsi que des responsables administratifs, dont un directeur adjoint.
Face à la psychose provoquée par cette attaque, les autorités locales avaient ordonné la fermeture temporaire des écoles de la zone avant d’annoncer leur réouverture progressive.
Entre les violences jihadistes dans le nord et la multiplication des enlèvements dans d’autres régions, de nombreuses familles nigérianes continuent de vivre dans la peur d’une nouvelle attaque ou d’un rapt ciblant leurs proches.







