Les autorités maliennes ont vivement réagi après la diffusion d’un reportage attribué à un correspondant des chaînes saoudiennes Al Arabiya et Al Hadath. Dans un communiqué publié ce samedi 16 mai 2026, le ministère malien des Affaires étrangères accuse le journaliste Ibrahim Moustapha d’être entré illégalement sur le territoire malien et de s’être rendu complice de groupes terroristes.
Bamako affirme avoir officiellement saisi les autorités saoudiennes pour exprimer sa « vive désapprobation », dénonçant une atteinte à la souveraineté du pays. Le gouvernement malien rejette également les informations relayées par le journaliste, qu’il qualifie de « mensongères » et destinées à discréditer les Forces de défense et de sécurité.
Cette sortie traduit une nouvelle crispation autour de la couverture médiatique de la situation sécuritaire au Mali, où les autorités de transition se montrent de plus en plus fermes vis-à-vis des médias étrangers jugés hostiles ou critiques.
Dans son communiqué, le ministère malien estime que les méthodes employées par le correspondant constituent une violation des règles professionnelles du journalisme. Bamako prévient par ailleurs qu’aucune action portant atteinte à la souveraineté, à l’intégrité territoriale ou à l’unité du pays ne sera tolérée.
Le ton particulièrement ferme employé dans cette communication intervient dans un contexte sécuritaire toujours tendu, marqué par des attaques récurrentes de groupes armés dans plusieurs régions du pays et une bataille croissante autour de l’information et des récits liés au conflit.







