Une grève des transports publics et des manifestations ont paralysé plusieurs villes du Kenya ce lundi 18 mai, après une nouvelle hausse des prix des carburants décidée par le gouvernement de William Ruto.
À Nairobi, des milliers d’habitants ont été contraints de marcher pour rejoindre leurs lieux de travail en raison de l’arrêt des matatu, les minibus qui assurent l’essentiel du transport public.
Selon l’AFP, le prix du diesel a augmenté de 23,5 %, tandis que celui de l’essence a progressé de 20 % depuis le début des tensions au Moyen-Orient. Le Kenya dépend fortement des importations pétrolières transitant par le détroit d’Ormuz.
Des barricades ont été érigées sur plusieurs axes routiers de Nairobi et des affrontements sporadiques ont opposé manifestants et policiers.
« L’essence et le diesel sont trop chers pour une personne ordinaire », a déclaré à nos confrères de l’AFP Alex Koome Mwenda, un manifestant de 22 ans.
La mobilisation a également touché Mombasa, Nakuru et Eldoret.
Le ministre des Finances, John Mbadi, affirme que le gouvernement tente de limiter l’impact de la hausse mondiale du pétrole, tandis que l’économiste XN Iraki juge le niveau actuel des prix « insoutenable » pour l’économie et les ménages.







