L’insécurité continue de s’aggraver dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, au moins 39 civils ont été tués en une semaine lors d’attaques attribuées aux rebelles ADF, selon un bilan communiqué par l’Association pour la protection et la défense des enfants et femmes vulnérables (APDEF/Mambasa).
Les localités de Biakato et Makumo figurent parmi les zones les plus affectées par cette nouvelle vague de violences, qui a également provoqué des déplacements de populations et d’importants dégâts matériels.
« Après une semaine d’attaques répétitives attribuées aux présumés ADF NALU dans la chefferie des Babila Babombi, 39 personnes ont été tuées et plusieurs autres restent portées disparues », a déclaré Ram’s Malikidogo, coordonnateur territorial de l’APDEF/Mambasa.
Selon les informations recueillies sur place relayées par la presse locale, plusieurs maisons ont été incendiées et des biens emportés par les assaillants. Les activités scolaires et commerciales restent paralysées dans plusieurs localités de la zone.
La peur d’éventuelles nouvelles attaques empêche également de nombreux habitants d’accéder à leurs champs, aggravant davantage la situation humanitaire dans cette partie de l’Ituri.
Malgré le renforcement du dispositif sécuritaire et l’appui des forces de la MONUSCO aux FARDC dans les opérations contre les groupes armés, les attaques continuent d’être signalées dans le sud du territoire de Mambasa.
« La population a besoin de la paix, rien que de la paix », a insisté Ram’s Malikidogo dans un appel adressé aux autorités congolaises.
Les ADF, groupe armé d’origine ougandaise actif depuis plusieurs années dans l’est de la République démocratique du Congo, sont régulièrement accusés d’attaques contre les populations civiles dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu.







