La Guinée devra se passer de l’une de ses meilleures chances de médaille aux 24ᵉ Championnats d’Afrique d’athlétisme seniors, qui s’ouvrent ce mardi 12 mai à Accra, au Ghana. L’athlète guinéenne Fatoumata Balley a annoncé son forfait à travers un message publié sur sa page Facebook, où elle exprime sa profonde déception.
Selon la spécialiste du saut en hauteur, son absence est liée à un problème d’organisation administrative. Elle affirme ne pas avoir reçu son billet d’avion à temps pour rejoindre la compétition dans de bonnes conditions.
« En raison d’un manque d’organisation des institutions sportives guinéennes, je n’ai malheureusement pas reçu mon billet d’avion à temps », a-t-elle écrit, dans un message empreint d’émotion.
Derrière cette annonce, c’est surtout le sentiment d’abandon qui ressort du témoignage de l’athlète. Fatoumata Balley rappelle les sacrifices consentis par les sportifs de haut niveau pour représenter leur pays sur la scène continentale.
« Nous nous préparons durant des semaines, parfois des mois, pour ces grandes échéences. Nous faisons énormément de sacrifices, physiquement, financièrement et émotionnellement », souligne-t-elle.
L’athlète insiste également sur son attachement à la Guinée, malgré cette désillusion. « J’ai choisi de représenter la Guinée et ce choix, je ne le regretterai jamais », affirme-t-elle, avant d’ajouter : « Mais lorsque c’est ton propre pays qui t’empêche de porter son drapeau au plus haut niveau, ça fait mal. »
Boursière de la Solidarité olympique et régulièrement médaillée lors des compétitions africaines, Fatoumata Balley estime avoir été privée d’une nouvelle opportunité de défendre les couleurs nationales.
« Lors de chacune de mes sorties continentales, j’ai toujours ramené une médaille à la Guinée », rappelle-t-elle, convaincue qu’elle pouvait encore jouer les premiers rôles cette année à Accra.
Son message suscite déjà de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, où plusieurs internautes dénoncent les difficultés récurrentes auxquelles sont confrontés certains sportifs guinéens avant les grandes compétitions internationales.
Malgré sa frustration, l’athlète tente de garder la tête haute. « Votre guerrière solaire ne pourra malheureusement pas vous offrir l’un de ses shows à Accra, mais il en faut plus pour m’abattre », écrit-elle encore, promettant de revenir plus forte.
Ce forfait relance une nouvelle fois le débat sur les conditions d’accompagnement des sportifs guinéens, régulièrement confrontés à des problèmes logistiques et administratifs à l’approche des compétitions majeures.







