Le Front démocratique de Guinée a annoncé, ce lundi 11 mai, son retour dans la course au double scrutin prévu le 31 mai 2026, après plusieurs jours de retrait sur fond de contestations électorales.
La décision a été prise à l’issue d’une réunion du bureau politique du parti tenue à son siège de Lambanyi, à Conakry. Le FRONDEG avait suspendu sa participation le 28 avril dernier, dénonçant notamment l’invalidation de plusieurs dossiers de candidature et des « violations répétées du code électoral ».
Face à la presse, Samba Diallo, membre du bureau politique national et chargé des questions électorales, a expliqué que le parti avait finalement décidé de réintégrer le processus après des échanges avec des militants, des responsables locaux et plusieurs personnalités ayant plaidé pour son retour.
« Quand nous avions annoncé notre retrait, nous n’avions pas fermé la porte », a-t-il rappelé, avant de préciser que le parti avait obtenu des corrections sur plusieurs points qu’il dénonçait depuis plusieurs semaines.
Le responsable politique affirme notamment que des candidatures initialement rejetées dans plusieurs localités ont finalement été validées après vérification.
« Dans le Grand Conakry, nous n’étions présents dans aucune commune. Aujourd’hui, nos candidatures ont été rétablies dans l’intégralité », a déclaré Samba Diallo.
Il cite également des rétablissements dans certaines zones de l’intérieur du pays.
« Quand je prends les communes qui portaient nos griffes, surtout à Kintinian, je vous informe que nous avons été rétablis. Ici en Basse-Côte, là où nous avions déposé nos candidatures, il y a eu des corrections. Même les deux communes du Fouta qui avaient été invalidées ont été rétablies », a-t-il soutenu.
Selon lui, ces ajustements ont pesé dans la décision finale du parti de revenir dans le processus électoral.
« Un parti politique est créé pour conquérir et exercer le pouvoir. Pour cela, il faut participer aux élections. On ne peut pas rester chez soi et espérer gagner une élection », a-t-il insisté.
Le FRONDEG dit également avoir pris acte des récentes prises de position de la Direction générale des élections ainsi que de l’avis rendu par la Cour suprême sur certains contentieux liés au scrutin.
Malgré ce retour, le parti assure qu’il restera attentif au déroulement du processus électoral et promet de continuer à dénoncer toute irrégularité.
« Nous restons vigilants. Nous avons demandé à nos représentants à la base de signaler toute violation de la loi électorale », a averti Samba Diallo.







