Jour historique pour la Guinée : les premières cargaisons de minerai de fer issues du projet Simandou quittent enfin le pays. Un moment symbolique, censé propulser la Guinée au rang des grands producteurs mondiaux et marquer le début d’une nouvelle ère économique.
Mais derrière les célébrations, une ombre plane. Le Conseil national de transition (CNT) alerte sur une anomalie majeure : les 99 millions de dollars versés en 2024 par le géant chinois Baowu Steel Group comme ticket d’entrée dans le projet n’ont toujours pas été encaissés par le Trésor public.
Une question brûlante s’impose : où est passé cet argent ?
Cette opacité suscite des inquiétudes. Comment parler de transparence et de gouvernance exemplaire quand les flux financiers autour du plus grand projet minier du pays demeurent flous ?
Pourtant, Simandou incarne d’immenses espoirs : des emplois massifs, des infrastructures modernes, et des recettes fiscales capables de transformer durablement le pays.
Mais sans clarté, ces promesses risquent de se dissoudre dans la méfiance.
La Guinée tient là une richesse qui peut changer son destin à condition que la transparence et la reddition de comptes accompagnent chaque tonne de fer exportée.






