La matinée du jeudi 1er février 2024 a été très mouvementée à Kaloum, centre-ville de la capitale guinéenne. Tout a commencé quand un grand nombre de femmes du quartier Coronthine a soudainement envahi les rues.
Certaines des manifestantes font partie des victimes de l’incendie du 18 décembre dernier, un drame qui a complètement ravagé le plus grand dépôt de carburant en Guinée. Ce qui fait d’elles des ayant droit aux milliers de dons de nourriture, de matériels et d’argent qui avaient suivi la tragédie. Toutefois, elles soutiennent que l’aide humanitaire n’a pas été mise à leur disposition.
« Chaque nuit, on voit des camions chargés de dons faits pour les victimes aller à des destinations inconnues. Rien ne nous a été donné. Rien du tout », dénonce une des manifestantes.
Dans les jours qui ont suivi l’incendie à Kaloum, beaucoup de dons (nourriture, matériel, argent) avaient été collectés pour les victimes.
L’État s’était occupé lui-même de la collecte à travers des agents humanitaires qu’il avait déployés sur le terrain. D’abord, à l’esplanade du Palais du peuple de Conakry. Ensuite, au stade du 28 septembre, toujours dans la capitale guinéenne.
Les autorités de la transition avaient promis la transparence dans la gestion et la répartition de ces dons collectés pendant près d’un mois. Mais pour les manifestantes, cet engagement n’a pas été respecté.







