À 33 ans, l’attaquant du Bayern Munich a remporté lundi soir le Ballon d’Or 2026, au terme d’une saison hors normes et d’un duel passionnant avec la pépite espagnole Lamine Yamal.
L’Anglais succède au palmarès de la plus prestigieuse distinction individuelle du football mondial en devançant également Kylian Mbappé. Pendant longtemps, un doute a subsisté. D’un côté, la fraîcheur, le génie et l’insolence de Lamine Yamal. De l’autre, la constance presque mécanique de Harry Kane. Les votants ont finalement choisi la récompense de la régularité et de l’efficacité absolue.
Et comment leur donner tort ?
Le capitaine des Three Lions a signé une saison monumentale avec 73 buts en 65 matches sous les couleurs du Bayern Munich et de l’Angleterre. Des chiffres vertigineux qui l’ont placé très loin devant la plupart de ses rivaux européens. Au-delà des statistiques, Kane a enrichi son palmarès collectif avec un doublé Bundesliga-Coupe d’Allemagne et a conduit l’Angleterre jusqu’à la troisième place de la Coupe du monde. Cette récompense possède également une forte portée symbolique. Vingt-cinq ans après Michael Owen, dernier lauréat anglais en 2001, Kane redonne à l’Angleterre un Ballon d’Or qu’elle attendait depuis un quart de siècle. Pour Lamine Yamal, la déception doit être relativisée. À seulement 19 ans, l’ailier du FC Barcelone confirme qu’il représente déjà l’avenir du football mondial. Sa deuxième place constitue moins un échec qu’une promesse. Il repart d’ailleurs avec le Trophée Kopa du meilleur jeune joueur. Dans un théâtre londonien acquis à sa cause, Kane a enfin reçu la consécration qui manquait à une carrière déjà exceptionnelle. Longtemps considéré comme l’un des plus grands buteurs de sa génération sans récompense individuelle majeure, il possède désormais le trophée le plus convoité du football.
Et personne, cette fois, ne pourra lui contester sa place parmi les légendes.







