Les six candidats en lice pour devenir le prochain secrétaire général des Nations unies ont participé, le 23 juillet à New York, à un débat télévisé organisé au siège de l’organisation, à une semaine du lancement officiel du processus de sélection. Il s’agit de Michelle Bachelet (Chili), María Fernanda Espinosa (Équateur), Rafael Grossi (Argentine), Rebeca Grynspan (Costa Rica), Carolyn Rodrigues-Birkett (Guyana) et Macky Sall (Sénégal).
Cette confrontation s’est tenue dans un contexte particulièrement difficile pour les Nations unies, confrontées à une multiplication des conflits, à des difficultés budgétaires et à une perte de confiance croissante dans leur capacité à répondre efficacement aux crises mondiales.
Le diplomate argentin Rafael Grossi a estimé que le choix du prochain secrétaire général pourrait être l’un des plus importants des 80 années d’existence de l’ONU. Selon lui, le monde fait face à un nombre record de conflits armés et l’organisation apparaît trop souvent absente des efforts de règlement des crises les plus graves.
La Costaricienne Rebeca Grynspan a souligné les répercussions directes des tensions internationales sur la vie quotidienne des populations. Évoquant l’insécurité, la hausse du coût de la vie et l’érosion de la confiance envers les institutions internationales, elle a affirmé vouloir apporter « de vraies solutions et des réponses honnêtes » aux citoyens qui doutent de plus en plus de l’efficacité de l’ONU.
L’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet a insisté sur la nécessité pour le secrétaire général d’explorer toutes les voies diplomatiques possibles et de travailler étroitement avec les États membres. Elle a également mis en avant le rôle que peut jouer l’Assemblée générale lorsque le Conseil de sécurité se retrouve bloqué.
De son côté, l’ancien président sénégalais Macky Sall a promis d’être un facilitateur du dialogue entre les États membres. Il a placé la réforme de l’organisation, l’efficacité de son action et le rétablissement de la confiance au cœur de sa candidature.
La course à la succession d’Antonio Guterres reste très ouverte. Le premier vote exploratoire à huis clos du Conseil de sécurité doit se tenir le 30 juillet. Plusieurs tours de scrutin seront ensuite organisés jusqu’à ce qu’un candidat recueille le soutien nécessaire sans être bloqué par un veto de l’un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité.
Le ou la future secrétaire générale prendra ses fonctions le 1er janvier 2027, à la tête d’une organisation confrontée à des défis diplomatiques, financiers et géopolitiques majeurs.







