Le Parti africain pour l’indépendance du Cap-Vert (PAICV), principale formation de l’opposition, a remporté les élections législatives organisées dimanche avec 46 % des suffrages, selon des résultats provisoires couvrant près de 98 % des bureaux de vote.
Son dirigeant, Francisco Carvalho, a revendiqué la victoire et devrait devenir le nouveau Premier ministre, mettant fin à dix années de pouvoir d’Ulisses Correia e Silva. Le chef du gouvernement sortant a reconnu la défaite de son parti, le Mouvement pour la démocratie (MpD), et a félicité son adversaire.
Selon les résultats partiels, le PAICV obtient pour l’instant 33 sièges sur les 72 que compte l’Assemblée nationale, frôlant la majorité absolue fixée à 37 sièges. Les derniers mandats en cours de dépouillement, notamment dans la diaspora, pourraient lui permettre de consolider cette majorité.
Dans un premier discours, Francisco Carvalho a salué « la volonté de changement » exprimée par les Cap-Verdiens et promis de construire « un Cap-Vert pour tous ». Actuel maire de Praia, la capitale, il incarne un renouvellement politique attendu par une partie de l’électorat.
Ce scrutin confirme la vitalité démocratique de cet archipel ouest-africain de 550 000 habitants, souvent cité comme un modèle en Afrique. Depuis l’instauration du multipartisme en 1991, les élections s’y déroulent sans violences ni contestations majeures.
L’année politique se poursuivra avec l’élection présidentielle prévue en novembre. Le président sortant, Jorge Maria Neves, soutenu par le PAICV, est candidat à un second mandat, dans un contexte de possible recomposition des équilibres politiques du pays.







