La violence continue de frapper la périphérie de Kinshasa. Deux personnes ont été tuées mardi 12 mai 2026 lors d’une attaque menée sur la ferme Ndaku ya Pembe, située le long de la Route nationale numéro 1, dans la commune de Maluku, non loin du site de Grand Libulu.
Selon la 11ᵉ région militaire, les assaillants seraient des éléments armés restés fidèles au chef milicien surnommé « B52 », actuellement détenu, et qui refusent toujours d’adhérer au processus de désarmement et de reddition engagé depuis plusieurs mois dans l’ouest de la République démocratique du Congo.
Les victimes, un homme et son épouse, ont été tuées à coups de machette dans des circonstances particulièrement violentes. Un jeune homme a également été grièvement blessé à la tête au cours de l’attaque. Il a été pris en charge et évacué vers une structure sanitaire grâce à l’intervention des Forces armées de la RDC (FARDC).
Le porte-parole des opérations Ngemba, le capitaine Antony Mualushayi, a indiqué que des patrouilles de combat ont été déployées dans la zone afin de retrouver les auteurs de cette nouvelle incursion armée. Il précise qu’un « calme précaire » règne actuellement dans le secteur.
Cette attaque ravive les inquiétudes dans une région où les autorités avaient pourtant multiplié les initiatives de pacification ces derniers mois. Depuis plus de deux mois, plusieurs redditions de combattants Mobondo avaient été enregistrées à Maluku, mais aussi à Kwamouth, dans la province du Maï-Ndombe, ainsi que dans les territoires de Popokabaka et Kenge, dans le Kwango.
Lors d’une mission officielle menée par le ministre délégué à la Défense chargé des Anciens combattants, le mouvement Mobondo avait même annoncé sa dissolution au Kwango. Cette déclaration avait été faite par Sadam, alias « Faux Yaya », présenté comme le fondateur du groupe.
Dans la foulée, plusieurs centaines d’ex-combattants avaient été désarmés puis transférés vers le centre de Kaniama Kasese pour suivre une formation dans le cadre du Service national.
Malgré ces avancées, l’attaque de Maluku montre que des poches de résistance armée demeurent actives, maintenant les populations locales dans un climat de peur et d’incertitude.







