La peur continue de rythmer le quotidien de nombreuses familles dans l’est de la République démocratique du Congo. Face à la multiplication des attaques contre les populations civiles ces derniers jours, la MONUSCO a exprimé sa vive inquiétude et condamné une nouvelle série de violences meurtrières.
Dans un communiqué publié ce samedi 9 mai, la mission des Nations unies évoque plusieurs attaques enregistrées dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où des dizaines de civils auraient été tués.
Les territoires d’Irumu, Djugu et Mambasa, en Ituri, figurent parmi les zones les plus touchées. D’autres violences ont également été signalées autour d’Oicha, dans le Nord-Kivu, ainsi que dans la chefferie des Bafuliru, au Sud-Kivu.
Pour la MONUSCO, cette nouvelle vague d’attaques rappelle surtout la fragilité persistante de la situation sécuritaire dans l’est congolais, où des milliers de civils vivent depuis des années entre déplacements forcés, peur permanente et violences armées.
La mission onusienne se dit également préoccupée par des informations faisant état de frappes aériennes et de bombardements survenus vendredi dans les localités de Kilolirwe et Mushaki, au Nord-Kivu. Selon les premières informations relayées, des civils figureraient parmi les victimes.
Dans son communiqué, la MONUSCO appelle les différents groupes armés et toutes les parties impliquées dans le conflit à cesser immédiatement les attaques contre les populations civiles et à respecter le droit international humanitaire.
Au-delà des condamnations, cette nouvelle flambée de violences ravive surtout le sentiment d’abandon de nombreuses communautés prises au piège d’un conflit qui dure depuis des décennies dans l’est de la RDC.







