En pleine campagne pour briguer le poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Macky Sall s’est exprimé ce lundi 20 avril 2026, aux États-Unis sur les tensions politiques qui ont secoué le Sénégal entre 2021 et 2024.
Devant des représentants de la société civile, l’ancien chef de l’État a présenté ces événements comme une phase critique pour le pays, marquée selon lui par des violences visant aussi bien des institutions que des infrastructures publiques et privées. Il a soutenu que les autorités avaient alors agi pour préserver l’ordre républicain face à des tentatives de déstabilisation.
Sur la question de la loi d’amnistie, adoptée avant la présidentielle, Macky Sall a insisté sur sa dimension politique, la qualifiant de choix destiné à apaiser les tensions et à faciliter une sortie de crise. Il estime que cette mesure a contribué à la décrispation du climat national et à l’organisation d’un scrutin qui a permis l’alternance.
L’ancien président a néanmoins reconnu que toute initiative visant à établir les responsabilités dans les violences passées nécessiterait une remise en cause de cette loi. Une éventuelle abrogation ouvrirait, selon lui, la voie à une réactivation des procédures judiciaires.
Réagissant aux accusations portant sur les pertes en vies humaines enregistrées durant cette période, Macky Sall a rejeté toute implication personnelle, dénonçant des critiques qu’il juge infondées. Il a également relativisé ces attaques, les inscrivant dans le jeu politique.
En conclusion, il a appelé à privilégier l’avenir, estimant que le Sénégal a réussi à surmonter une séquence particulièrement tendue sans compromettre la stabilité de ses institutions.







