Le passeport de l’ancien Premier ministre et opposant guinéen Cellou Dalein Diallo a été révoqué par les autorités guinéennes, selon son parti, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG). Cette mesure l’a empêché de rejoindre New York, où il devait prendre part à des rencontres organisées en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.
L’incident s’est produit lundi 21 septembre. D’après l’UFDG, Cellou Dalein Diallo avait effectué les formalités de voyage et obtenu sa carte d’embarquement pour un vol d’Ethiopian Airlines. La compagnie lui aurait ensuite indiqué qu’elle avait été informée que son passeport avait été« révoqué par les autorités émettrices » et qu’elle ne pouvait donc pas l’embarquer.
L’UFDG, aujourd’hui dissoute, dénonce une violation des droits de son dirigeant et présente la décision comme une nouvelle mesure destinée à restreindre son activité politique. Cellou Dalein Diallo vit hors de Guinée depuis 2022 et n’avait pas participé à la présidentielle de décembre 2025, après son exclusion du fichier électoral.
Un point reste essentiel : les motivations précises de la révocation ne sont pas établies publiquement. RFI indique que les autorités guinéennes n’avaient pas officiellement expliqué les raisons de cette mesure au moment de sa publication. L’AFP rapporte également qu’elles n’avaient pas réagi lundi soir. Il faut donc distinguer le fait rapporté de la révocation des accusations politiques formulées par l’UFDG.
Pour un traitement journalistique, l’affaire est particulièrement sensible puisqu’elle intervient au moment même où la diplomatie internationale converge vers New York pour l’Assemblée générale de l’ONU. Elle ouvre aussi une nouvelle séquence dans le bras de fer entre Cellou Dalein Diallo et le pouvoir de Conakry.







