Les autorités ivoiriennes ont annoncé les nouveaux prix bord champ du cacao et du café pour la campagne de commercialisation 2026-2027. Le kilogramme de cacao a été fixé à 1 200 FCFA, tandis que celui du café est arrêté à 1 300 FCFA, a déclaré le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, à l’ouverture de la 10e édition des Journées nationales du cacao et du chocolat (JNCC) au Parc des expositions d’Abidjan.
Cette annonce marque le lancement officiel de la nouvelle campagne principale de commercialisation des deux principales cultures d’exportation du pays. Placée sous le thème« Jeunesse et cacaoculture du futur », l’édition 2026 des JNCC met l’accent sur le renouvellement générationnel dans la filière et l’avenir de la production cacaoyère ivoirienne.
Selon Bruno Nabagné Koné, la fixation de ces prix résulte d’un processus d’arbitrage prenant en compte plusieurs facteurs, notamment les ventes anticipées réalisées par le Conseil du Café-Cacao (CCC), l’évolution des cours internationaux et la nécessité de préserver les revenus des producteurs tout en assurant la durabilité financière de la filière.
Le prix du cacao demeure inchangé par rapport à la campagne intermédiaire de mars à août 2026. Il est toutefois nettement inférieur au niveau record de 2 800 FCFA/kg accordé lors de l’ouverture de la campagne principale 2025-2026, période marquée par une flambée historique des cours mondiaux du cacao. La correction observée sur les marchés internationaux a conduit les autorités à ajuster leurs mécanismes de fixation des prix.
Malgré cette baisse, le gouvernement estime que le tarif retenu demeure parmi les plus élevés de l’histoire récente de la filière. Le ministre a souligné que la Côte d’Ivoire applique un système de commercialisation fondé sur des ventes anticipées destinées à protéger les producteurs contre les fortes variations des cours mondiaux.
Premier producteur mondial de cacao avec près de 40 % de l’offre mondiale et une production estimée à environ 2,2 millions de tonnes, la Côte d’Ivoire reste fortement dépendante de cette matière première pour ses recettes d’exportation et les revenus de millions de producteurs.
L’annonce des nouveaux prix était particulièrement attendue par les acteurs de la filière, alors que les producteurs espéraient bénéficier de la hausse exceptionnelle enregistrée ces dernières années sur les marchés internationaux. Les autorités assurent toutefois que les montants retenus reflètent les réalités actuelles du marché et visent à garantir la stabilité à long terme du secteur café-cacao.
Au cours de la cérémonie, plusieurs producteurs et coopératives ont également été distingués pour leurs performances, illustrant la volonté des organisateurs de valoriser l’excellence et l’innovation dans l’une des filières stratégiques de l’économie ivoirienne.







