La tension retombe progressivement à Niamey après plusieurs heures d’affrontements entre militaires mutins et forces restées fidèles aux autorités. Selon les responsables sécuritaires nigériens, la tentative de coup d’État qui a secoué la capitale dans la nuit de vendredi à samedi a échoué, tandis que les opérations de sécurisation se poursuivent dans plusieurs secteurs stratégiques de la ville.
Des détonations et des échanges nourris de tirs ont été entendus dans différents quartiers de la capitale, notamment aux abords de la base militaire 101, de l’aéroport international Diori Hamani, ainsi que dans la zone administrative qui abrite le palais présidentiel et la télévision nationale. Selon plusieurs sources sécuritaires, des éléments mutins auraient tenté de prendre le contrôle de sites jugés sensibles afin d’imposer un changement à la tête du pouvoir militaire.
Face à cette offensive, les unités loyales au régime ont rapidement été déployées. Dans un communiqué diffusé à la télévision nationale, le ministère de la Défense a affirmé que la réaction des forces de défense et de sécurité avait permis de « circonscrire » la mutinerie et de reprendre progressivement le contrôle des infrastructures visées.
Au fil des heures, les principaux points névralgiques de la capitale ont été placés sous haute surveillance. Des barrages ont été installés sur plusieurs axes menant au centre-ville, tandis que des patrouilles renforcées quadrillaient les quartiers sensibles. Selon des informations concordantes, plusieurs mutins ont été interpellés au cours des opérations menées par les forces régulières. D’autres auraient été neutralisés lors des affrontements.
Si les autorités assurent désormais maîtriser la situation, des opérations de ratissage et de vérification restent en cours dans certains secteurs de Niamey. L’objectif affiché est d’empêcher toute résurgence de foyers de contestation au sein des forces armées et de garantir la sécurité des installations militaires et administratives.
Dans la capitale, le calme semble progressivement revenir. Les activités reprennent timidement, même si la présence visible de militaires témoigne du niveau élevé de vigilance maintenu par les autorités. Les habitants restent attentifs à l’évolution de la situation, marquée par l’une des plus graves secousses sécuritaires enregistrées dans le pays depuis plusieurs mois.
Pour les autorités, le message est clair : la chaîne de commandement n’a pas été rompue et l’État conserve le contrôle des institutions. Reste désormais à déterminer l’ampleur réelle du mouvement, l’identité de ses soutiens éventuels et les conséquences que cette tentative avortée pourrait avoir sur les équilibres internes du pouvoir nigérien. .







