Les opérations de vote anticipé se tiennent ce jeudi dans plusieurs institutions de l’État en Guinée-Bissau, notamment dans les commissariats, les casernes, au ministère de la Santé publique ainsi qu’au siège des Sapeurs-pompiers volontaires de Bissau. Les électeurs concernés peuvent voter de 8 h à 17 h, heure locale.
Initialement, le Secrétariat exécutif de la Commission nationale des élections (CNE) avait décidé que les membres des Forces de défense et de sécurité voteraient directement le jour du référendum, prévu le 30 août. Cette option avait été justifiée par le manque de ressources humaines et les difficultés logistiques liées au dépouillement des suffrages.
Cependant, cette décision n’a pas été acceptée par le gouvernement, qui a préconisé le maintien du dispositif habituel de vote anticipé. Les militaires, policiers et autres personnels concernés sont donc appelés aux urnes ce jeudi, soit 72 heures avant le scrutin référendaire.
Sur le terrain politique, 29 groupes de citoyens, légalement reconnus par la Cour suprême de justice dans l’ensemble des régions du pays, poursuivent leur campagne en faveur du « Oui ».
De leur côté, des personnalités et militants proches du PAIGC multiplient les prises de position sur les réseaux sociaux. Certains appellent au boycott du référendum, tandis que d’autres encouragent les électeurs à participer au scrutin et à voter « Non » au projet de nouvelle Constitution.
Selon une source de la CNE, les résultats provisoires du référendum devraient être annoncés entre le 2 et le 3 septembre.
Si le « Oui » l’emporte, la nouvelle Constitution renforcerait considérablement les prérogatives du président de la République. Le futur chef de l’État, qui sera élu lors des élections générales prévues le 6 décembre, disposerait notamment des pouvoirs suivants :
- nommer le Premier ministre indépendamment des résultats des élections législatives ;
- présider les réunions du Conseil des ministres ;
- initier des textes législatifs avant leur soumission à l’Assemblée nationale pour approbation.
À deux jours de la fin de la campagne, les médias nationaux intensifient la diffusion de messages liés aux deux camps, celui du « Oui » comme celui du « Non ».
Enfin, la présidente de la Commission nationale des élections, Carmem Isaura Tavares Baptista Lobo, a annoncé qu’elle s’adresserait à la population samedi, journée de réflexion précédant le scrutin. Elle devrait appeler les citoyens à participer au vote dans le calme, le respect des règles démocratiques et dans un esprit de responsabilité civique.







