L’épidémie d’Ebola qui frappe actuellement la République démocratique du Congo continue d’inquiéter les autorités sanitaires africaines. Réunie samedi 23 mai 2026 à Kampala, l’Agence sanitaire de l’Union africaine, Africa CDC, a averti que dix pays du continent sont désormais exposés à un risque élevé de propagation du virus.
Face à la presse, le directeur général de l’institution, Jean Kaseya, a lancé un message d’alerte sans détour : « Nous avons dix pays à risque ». Selon lui, la situation exige une mobilisation immédiate des États africains et de leurs partenaires internationaux.
Les pays identifiés comme vulnérables sont le Soudan du Sud, le Rwanda, le Kenya, la Tanzanie, l’Éthiopie, le République du Congo, le Burundi, l’Angola, la République centrafricaine et la Zambie. La majorité de ces États partagent des frontières avec la RDC ou l’Ouganda, deux pays déjà confrontés à des cas liés à l’épidémie.
D’après les dernières données communiquées par les autorités sanitaires, la RDC enregistre actuellement 746 cas suspects et 176 décès probablement liés au virus. Devant l’évolution rapide de la situation, l’Organisation mondiale de la santé a relevé vendredi le niveau d’alerte à « très élevé ».
Jean Kaseya a également souligné la gravité exceptionnelle de cette flambée épidémique. « Cette épidémie d’Ebola est la deuxième plus importante que nous connaissons au monde », a-t-il déclaré, avant d’insister sur la nécessité d’« une réponse coordonnée et urgente ».
Plusieurs pays voisins ont déjà commencé à renforcer les contrôles sanitaires aux frontières et à restreindre certains déplacements en provenance du territoire congolais. Les experts redoutent notamment une propagation transfrontalière favorisée par les mouvements de populations et les échanges commerciaux dans la région des Grands Lacs.
Cette nouvelle crise sanitaire ravive les inquiétudes sur la capacité des systèmes de santé africains à contenir rapidement une maladie aussi virulente qu’Ebola, alors que le continent reste marqué par les précédentes vagues meurtrières du virus.







