Lors d’une conférence de presse organisée mercredi à Conakry par l’Observatoire National Autonome de Supervision du Référendum et des Élections (ONASUR-E), le conseiller chargé des affaires juridiques de l’institution, Antoine Pépé Lamah, s’est exprimé sur la détention de l’ancien maire de Matam, Badara Koné, poursuivi devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) dans une affaire présumée de détournement portant sur plus de 240 milliards de francs guinéens.
Face aux nombreuses réactions suscitées par cette affaire, Maître Antoine Pépé Loua a tenu à clarifier le rôle de l’ONASUR-E dans le processus démocratique guinéen, soulignant que l’institution est avant tout un organe d’appui à la gouvernance électorale chargé de la supervision et du contrôle de la régularité des opérations électorales.
« L’ONASUR-E ne parle pas de bénédiction. L’ONASUR-E n’est ni la DGE, ni la HAC. L’ONASUR-E est un modèle d’appui à la gouvernance électorale, chargé de la certification et du contrôle de la régularité des opérations électorales », a-t-il déclaré devant les journalistes.
Le conseiller juridique a également rappelé que l’institution n’a pas compétence pour commenter les procédures judiciaires en cours ou apprécier les décisions rendues par les juridictions compétentes.
« Dans l’accomplissement de cette mission, l’ONASUR-E n’a pas vocation à commenter les décisions de justice », a-t-il insisté.
Revenant sur le dossier visant Badara Koné, le juriste a reconnu que cette affaire a provoqué de nombreux débats et oppositions d’arguments dans l’espace public. Toutefois, il estime que les décisions rendues par la justice doivent être respectées par tous les acteurs.
« Il y a eu des contestations, des arguments qui se sont affrontés. Cependant, lorsque le juge rend une décision dans le respect du droit, cette décision s’impose à tous », a soutenu Maître Loua.
Poursuivant son intervention, il a souligné l’importance du respect de l’autorité judiciaire dans un État de droit.
« Même lorsque certains acteurs ne sont pas d’accord avec une décision rendue, il demeure essentiel de respecter les décisions de justice », a-t-il conclu.
L’ancien maire de Matam reste poursuivi dans une affaire présumée de détournement de deniers publics évalué à plus de 240 milliards de francs guinéens, un dossier qui continue d’alimenter les débats au sein de l’opinion publique guinéenne.







