Une alerte sanitaire internationale entoure actuellement le navire de croisière MV Hondius, immobilisé au large du Cap-Vert après l’apparition de plusieurs cas d’hantavirus à bord. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), au moins huit infections ont été recensées, dont plusieurs confirmées comme liées à la souche Andes, une forme rare du virus connue pour sa possible transmission entre humains. Trois décès ont déjà été enregistrés.
Les premiers cas auraient été détectés après une traversée partie d’Argentine. Les autorités sanitaires internationales cherchent désormais à retracer les déplacements des passagers ayant quitté le navire avant la mise en place des mesures de surveillance.
« Toute épidémie à bord reste une hantise pour les équipages », a expliqué le docteur Matthieu Coudreuse, membre de la Société française de médecine maritime, interrogé par Franceinfo.
L’OMS indique que la souche identifiée serait le virus Andes, considéré comme le seul hantavirus dont une transmission interhumaine a déjà été documentée. Habituellement, les hantavirus se transmettent à l’être humain par contact avec l’urine, les excréments ou la salive de rongeurs infectés.
Face aux inquiétudes suscitées par cette situation, les autorités sanitaires européennes ont toutefois appelé à éviter toute panique. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) estime que le risque pour la population reste « très faible ».
« Ce n’est pas le prochain Covid », ont insisté plusieurs responsables sanitaires relayés par beaucoup de médias, tout en confirmant le maintien d’une surveillance renforcée autour des passagers et membres d’équipage.
Le navire, transportant des passagers de plusieurs nationalités, fait actuellement l’objet d’investigations sanitaires coordonnées entre l’OMS, les autorités espagnoles et plusieurs pays européens. Des opérations d’évacuation médicale ont également été organisées pour certains patients présentant des symptômes graves.
Cette situation remet en lumière les risques liés aux hantavirus, des infections rares mais potentiellement mortelles, principalement observées dans certaines régions d’Amérique latine. Aucun vaccin spécifique homologué n’existe actuellement contre la souche Andes pour le moment, selon les informations recueillies.
L’existence de ce virus remonte de 1978, découvert pour la première fois par le scientifique sud-coréen Ho-Wang Lee.







