La réaction de la France ne s’est pas fait attendre après l’évolution récente de la législation sénégalaise visant les personnes LGBT+. Par la voix de son ministère des Affaires étrangères, Paris a exprimé une inquiétude officielle face à ce durcissement du cadre juridique.
Lors d’un point presse tenu le 16 avril 2026, le porte-parole du Quai d’Orsay, Pascal Confavreux, a évoqué une « préoccupation » concernant les nouvelles dispositions. Celles-ci incluraient notamment un alourdissement des sanctions pénales, ainsi que l’introduction d’infractions liées à « l’apologie » ou au soutien financier d’activités associées à l’homosexualité.
Sans entrer dans le détail du processus législatif sénégalais, la diplomatie française rappelle son attachement aux principes fondamentaux des droits humains. « La France demeure vigilante quant au respect des libertés individuelles et à la non-discrimination », a indiqué le porte-parole, dans une déclaration qui s’inscrit dans la ligne constante de Paris sur les questions de droits des minorités.
Au Sénégal, où l’homosexualité est déjà pénalisée par le Code pénal, toute évolution législative dans ce domaine suscite régulièrement des réactions à l’international. Les autorités sénégalaises, de leur côté, n’ont pas encore officiellement répondu à cette prise de position française.
Cette déclaration intervient dans un contexte où plusieurs organisations de défense des droits humains suivent de près les réformes en cours, estimant qu’elles pourraient renforcer la répression à l’encontre des personnes LGBT+ dans le pays.







