Le Sénégal célèbre ce 4 avril sa fête nationale, une commémoration marquée cette année par une délocalisation à Thiès, en présence du président Bassirou Diomaye Faye. À cette occasion, notre rédaction a recueilli la réaction de Dame Fatoumata Sanoh, écrivaine sénégalo-guinéenne vivant à Conakry, qui partage une vision à la fois personnelle et analytique de l’événement.
Dans un témoignage empreint d’émotion, elle évoque la portée symbolique de cette journée :
« Cette journée est chargée de symbole pour moi en tant que Sénégalo-guinéenne. Je suis pleine de fierté pour mes deux pays, étant le pont vivant de deux nations sœurs. Je ressens une émotion à la fois familiale et culturelle. Je me sens entière dans ma diversité. » Avant d’exprimer ses vœux pour l’avenir du pays.
« Je souhaite que le Sénégal puisse réussir sa “révolution” pour le bonheur de toute la nation. »
Thiès, un choix hautement symbolique
Revenant sur la délocalisation de la célébration à Thiès, elle y voit un message politique fort :« en choisissant Thiès, le président veut concrétiser sa promesse de décentralisation et montrer que le Sénégal ne se limite pas à Dakar. »
Et d’ajouter : « Thiès est un bastion historique et social, la ville des cheminots, un symbole des luttes syndicales et un carrefour stratégique. Ce choix n’est pas anodin. »
Un thème en lien avec les enjeux internationaux
La présence des forces de défense et de sécurité dans le thème de cette édition retient également son attention, en lien avec les Jeux olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 :
« Le choix du thème est stratégique. Il s’agit d’assurer une bonne organisation et surtout la sécurité d’un événement d’envergure mondiale. C’est une première pour l’Afrique. Pour réussir, il faut garantir la sécurité des sites et des visiteurs. Associer les forces de défense est donc une évidence. »
À travers ce témoignage, c’est toute la dimension à la fois symbolique, politique et internationale de la fête nationale du Sénégal qui se dessine, entre identité, ambition et ouverture.







