Ancien légionnaire français, Mamadi Doumbouya, 42 ans, est perçu comme le « libérateur » d’un pays ébranlé par des pratiques jugées malsaines. Arrivé au pouvoir par un putsch contre Alpha Condé en 2021, il a, en seulement quatre années de transition, apporté des changements, parfois marqués par la répression.
Un « tyran » qui a normalisé son pouvoir ?
Mamadi Doumbouya était censé quitter le pouvoir après une transition de courte durée, conformément aux exigences des institutions internationales, comme la CEDEAO. Au contraire, il a dirigé cette période transitoire de manière unilatérale, écartant toutes les voix critiques au sein de la classe sociopolitique guinéenne. Plusieurs leaders politiques et sociaux le considèrent comme un tyran.
Pour un retour à l’ordre constitutionnel, il a fallu attendre plusieurs années avant l’organisation du référendum en septembre 2025 et de l’élection présidentielle en décembre de la même année. Avec 86,72 % des voix, Mamadi Doumbouya en est sorti victorieux, élu pour un mandat de sept ans.
La Guinée adoubée par les institutions internationales
Le retour à l’ordre constitutionnel a permis à la Guinée de réintégrer la CEDEAO, l’Union africaine (UA) et la Francophonie. Ces institutions ont salué le processus et apprécié le rétablissement de la normalité politique.
Simandou 2040, un projet séduisant qui relance le pays
Mamadi Doumbouya a su briser l’isolement de la Guinée en mettant en avant le programme Simandou 2040. Ce projet ambitieux a attiré de nombreux investisseurs internationaux.
Il comprend 36 réformes majeures et plus de 122 mégaprojets, avec un investissement de près de 200 milliards de dollars sur 15 ans. Le programme Simandou 2040 se veut un modèle de développement durable pour l’Afrique, soutenu par un comité stratégique placé sous l’autorité du chef de l’État.
Ce programme quinquennal vise à rétablir l’image de la Guinée sur plusieurs plans, notamment :
• La souveraineté économique et la transformation industrielle
• Faire de la Guinée une « économie de destination »
• Renégocier les contrats dans l’intérêt national
Mettre l’accent sur le capital humain et le développement
D.S. Kamara, correspondant de LNA à Conakry







