Face à la montée des violences au Soudan, le Royaume-Uni a pris une mesure forte ce vendredi en annonçant des sanctions ciblées contre quatre commandants des Forces de soutien rapide (FSR).
Ces sanctions visent notamment le numéro 2 du groupe paramilitaire, Abdelrahim Hamdane Daglo, frère du chef des FSR, le général Mohamed Daglo, dit « Hemedti ». Trois autres commandants, dont l’implication dans les exactions à El-Facher est établie, sont également concernés. Ils font l’objet d’un gel de leurs avoirs et d’une interdiction de territoire britannique.
Ces mesures concordent avec celles déjà prises par l’Union européenne, laquelle avait sanctionné le numéro deux des FSR en novembre dernier.
Dans un communiqué, Londres a insisté sur la nécessité de mettre fin immédiatement aux atrocités, d’assurer la protection des civils et de supprimer les obstacles à l’accès humanitaire, s’adressant à toutes les parties au conflit.
L’urgence d’une intervention est d’autant plus pressante depuis la prise d’El-Facher par les FSR en octobre, cette violence ayant été un facteur déterminant dans la décision du Royaume-Uni.
Parallèlement aux sanctions, le ministère britannique des Affaires étrangères a annoncé une intensification de son aide. Le pays a prévu environ 28 millions de dollars pour faire face à la crise. Ces fonds sont destinés à fournir d’urgence de la nourriture, des abris, des services de santé et une protection spécifique aux femmes et aux enfants dans les zones les plus difficiles d’accès.







