Les États-Unis ont accusé le Rwanda de jouer un rôle central dans la montée des violences dans l’est de la République démocratique du Congo. Lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, l’ambassadeur américain Mike Waltz a estimé que Kigali, en soutenant militairement le groupe armé M23, « mène la région vers la guerre » malgré la signature récente à Washington d’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda, sous l’égide de Donald Trump.
Washington se dit « profondément inquiet » face à la reprise des combats, pointant « l’ampleur et la sophistication » de l’implication rwandaise. Selon les États-Unis, entre 5.000 et 7.000 soldats rwandais combattraient aux côtés du M23 début décembre, avec un recours accru à des missiles sol-air, des armements lourds et des drones suicides. Des frappes auraient même été menées sur le territoire burundais.
Cette nouvelle offensive du M23 intervient après la prise de Goma et Bukavu en début d’année. Le mouvement rebelle a conquis mercredi la ville stratégique d’Uvira, renforçant son contrôle sur la frontière entre la RDC et le Burundi, allié militaire de Kinshasa.







