Trois mois après le tragique incendie qui a ravagé le plus grand dépôt de carburant de Guinée, les victimes de cette catastrophe se mobilisent pour faire entendre leur voix. Délaissées par l’État, elles prévoient une manifestation de rue pour le 8 mars 2024, coïncidant avec la Journée internationale des femmes. Cette action est motivée par l’absence de soutien adéquat de la part des autorités, malgré les promesses initiales d’aide, selon elles.
Mamadou Ci Foké Touré, le président du comité des victimes, a officiellement annoncé cette marche. Il souligne le contraste frappant entre la solidarité manifestée par des milliers de dons de nourriture, de matériel et d’argent dans les jours suivant la catastrophe et la réalité actuelle des victimes, nombreuses à se sentir abandonnées. Bien que l’État se soit occupé de la collecte des dons via diverses commissions, il semble qu’une partie des sinistrés n’ait pas bénéficié de cette générosité.
La manifestation se déroulera à Kaloum, le cœur battant de Conakry, symbolisant ainsi une réclamation directe au centre du pouvoir. Les organisateurs espèrent attirer l’attention sur leur détresse et sur la nécessité d’une redistribution équitable de l’aide collectée. Ce rassemblement du 8 mars est une démarche pour réclamer justice et soutien, dans l’espoir que les promesses d’aide se traduisent enfin en actions concrètes pour toutes les victimes de cette tragédie.







