La Haute Autorité de la Communication (HAC) de Guinée a décidé de suspendre avec effet immédiat la diffusion de la chaîne internationale France 24 sur l’ensemble du territoire national. Cette mesure concerne tous les moyens de diffusion, notamment le satellite, le câble, les applications mobiles, les sites internet et les réseaux sociaux.
Dans sa décision, le régulateur des médias guinéens a également annoncé la révocation de l’autorisation de diffusion de France 24 en Guinée ainsi que le retrait des accréditations de presse de tous les correspondants, envoyés spéciaux et collaborateurs de la chaîne dans le pays.
Selon la HAC, cette sanction intervient après une mise en demeure adressée à France 24 le 16 septembre 2026. L’institution reproche à la chaîne l’utilisation de termes jugés « attentatoires à la dignité » du président de la transition, le général Mamadi Doumbouya. Le régulateur affirme que la direction de France 24 n’a pas donné suite à ses demandes de rectification éditoriale.
La HAC évoque un « refus manifeste, délibéré et caractérisé » de la chaîne d’appliquer les mesures exigées dans la mise en demeure, justifiant ainsi l’interdiction de diffusion.
Pour assurer l’exécution de cette décision, l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT) a été chargée de procéder au blocage des accès numériques à France 24, tandis que Canal+ Guinée a reçu l’ordre de retirer immédiatement le signal de la chaîne de ses bouquets.
Cette mesure marque un nouveau tournant dans les relations entre les autorités guinéennes et certains médias internationaux. Au moment de l’annonce de la décision, aucune réaction officielle de France 24 n’avait encore été rendue publique.







