Les Zambiens se rendent aux urnes ce jeudi pour élire leur président lors d’un scrutin suivi de près dans ce pays d’Afrique australe, réputé pour sa stabilité politique. Les bureaux de vote ont ouvert à 6 heures, heure locale, pour une durée de douze heures.
Le président sortant Hakainde Hichilema, 64 ans, candidat à sa réélection, aborde ce rendez-vous électoral en position de favori. Arrivé au pouvoir en 2021 après avoir battu l’ancien chef de l’État Edgar Lungu, il met en avant les progrès économiques réalisés au cours de son mandat, notamment la restructuration de la dette et les efforts engagés pour stabiliser l’économie du deuxième producteur africain de cuivre.
Surnommé « HH » par ses partisans, cet homme d’affaires issu d’un milieu modeste avait remporté sa première présidentielle à sa sixième tentative. Son accession au pouvoir avait alors été saluée comme un exemple de transition démocratique pacifique dans la région.
Face à lui, treize autres candidats sont en lice. Parmi eux, Brian Mundubile apparaît comme son principal challenger. Âgé de 55 ans, ancien ministre sous la présidence d’Edgar Lungu et avocat de formation, il dirige une coalition de partis d’opposition. Il concentre sa campagne sur les difficultés du quotidien et la pauvreté persistante qui touche une grande partie de la population zambienne. Selon lui, les bénéfices de la reprise économique ne profitent pas suffisamment aux ménages les plus modestes.
Cette élection constitue également un test pour la vitalité démocratique de la Zambie. Si le gouvernement met en avant le respect des institutions et des libertés publiques, l’opposition accuse le pouvoir d’avoir réduit ces dernières années l’espace accordé à la contestation politique.
Les résultats de ce scrutin seront particulièrement scrutés à travers la région, alors que la Zambie demeure l’une des démocraties les plus stables d’Afrique australe et un acteur économique majeur grâce à son importante production de cuivre.







