Le Sénégal s’est incliné face à la Belgique sur le score de 3 buts à 2 ce mercredi au terme d’une rencontre disputée et riche en intensité. Face à une formation belge réaliste dans les moments décisifs, les Lions de la Teranga ont longtemps rivalisé avant de céder en seconde période.
Le match a basculé au moment où plus personne n’y croyait côté belge. Après avoir frôlé l’ouverture du score sur une reprise d’Ismaïla Sarr échouée sur le poteau (15e), le Sénégal avait fini par faire sauter le verrou. Dix minutes plus tard, Habib Diarra avait suivi parfaitement une tête de Sarr repoussée par le montant pour pousser le ballon au fond (25e). Une récompense logique pour des Lions entreprenants, agressifs dans les duels et dominateurs dans les transitions.
La réaction belge a longtemps ressemblé à un classique du football de sélections : monopoliser le ballon, faire tourner, attendre l’ouverture. Avec Kevin De Bruyne à la baguette, les Diables Rouges ont progressivement repris le contrôle. Jérémy Doku a failli surprendre Mory Diaw sur un centre dévié devenu tir (43e), avant que Maxim De Cuyper ne force le gardien sénégalais à une superbe parade d’une frappe enroulée (45e).
Mais au retour des vestiaires, c’est le Sénégal qui a frappé le plus fort.
Sur un long ballon de Moussa Niakhaté, Arthur Theate s’est complètement troué dans son alignement. Ismaïla Sarr a jailli dans son dos, contrôlé en pleine course de la poitrine avant de déclencher une volée puissante pour tromper Thibaut Courtois (50e). Cette fois, l’attaquant de Crystal Palace était récompensé de son énorme activité.
À 2-0, la Belgique semblait au bord de la rupture. Malgré l’entrée de Romelu Lukaku dès la pause puis celles de Nicolas Raskin, Koni De Winter et compagnie, les hommes de Rudi Garcia tournaient en rond. Trop lents, trop prévisibles, incapables de déséquilibrer un bloc sénégalais parfaitement organisé. Pendant plus d’une heure, les Lions avaient tout simplement livré leur meilleur match du tournoi.
Puis ils se sont sabordés.
Une perte de balle évitable dans leur camp a offert aux Belges le but qui leur manquait pour revenir dans le match. Soudain, la confiance a changé de camp. Les Diables ont retrouvé du rythme, les Sénégalais ont commencé à reculer et les vagues rouges se sont multipliées.
L’égalisation est arrivée dans la foulée, presque comme une conséquence logique du renversement psychologique en cours. Le Sénégal, jusque-là maître de son sujet, ne parvenait plus à ressortir proprement les ballons. Chaque récupération belge semblait annoncer un danger.
Et alors que les Lions tenaient encore un point, la Belgique a porté le coup de grâce en fin de rencontre. Un dernier mouvement, une défense enfin fissurée et les Diables Rouges ont achevé une remontée que personne n’imaginait une demi-heure plus tôt.
Cruel pour le Sénégal. Longtemps supérieur, souvent brillant, parfois spectaculaire, il semblait avoir fait le plus dur. Mais dans les grands rendez-vous, les erreurs se paient comptant. La Belgique, moribonde pendant plus d’une heure, a puni les deux seuls vrais moments d’égarement des Lions pour s’offrir un succès aussi improbable que précieux.







