Le président nigérian Bola Tinubu a affirmé vendredi que plus de 13 000 « terroristes » avaient été tués au cours de l’année écoulée, mettant en avant les résultats des opérations militaires menées contre les groupes jihadistes et les bandes criminelles qui sévissent dans plusieurs régions du pays.
Le chef de l’État a également assuré que le nombre de victimes liées à l’insurrection jihadiste avait reculé de 81 % depuis son arrivée au pouvoir en 2023. Il a salué les résultats du programme « Safe Corridor », destiné à favoriser la reddition des combattants, affirmant que plus de 124 000 personnes, incluant d’anciens combattants et leurs familles, avaient quitté les groupes armés ces dernières années.
Ces annonces interviennent alors que le Nigeria reste confronté à une situation sécuritaire complexe. Dans le nord-est, l’insurrection déclenchée par Boko Haram en 2009 continue de faire des victimes malgré l’affaiblissement du mouvement. D’autres groupes armés, notamment affiliés à l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), demeurent actifs dans plusieurs zones du pays.
À cette menace s’ajoutent les violences entre agriculteurs et éleveurs dans le centre du Nigeria, les mouvements séparatistes dans le sud-est ainsi que les enlèvements contre rançon, qui touchent régulièrement les États du nord et du centre. Ces derniers mois, plusieurs attaques ont également été signalées dans le sud-ouest du pays, illustrant l’extension géographique de l’insécurité.







