L’organisation Human Rights Watch (HRW) accuse le groupe armé M23 et les forces rwandaises d’avoir mené une vaste campagne de recrutement forcé et de détention abusive dans l’est de la République démocratique du Congo.
Dans un rapport publié ce mercredi 10 juin 2026, l’ONG affirme avoir documenté l’enrôlement de milliers de personnes, parmi lesquelles des civils, des anciens soldats et des enfants, dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu entre 2024 et 2025.
Selon HRW, de nombreuses personnes auraient été arrêtées lors de rafles, à des postes de contrôle ou dans des lieux publics avant d’être transférées vers les camps de Rumangabo et de Tshanzu, au Nord-Kivu. L’organisation évoque des cas de torture, de mauvais traitements, de travail forcé et d’exécutions sommaires.
Le rapport s’appuie sur les témoignages de plus d’une centaine d’anciens détenus ainsi que sur des images satellites, des vidéos et des informations recueillies auprès de diverses sources militaires, diplomatiques et onusiennes.
Human Rights Watch estime que les abus documentés pourraient relever de crimes de guerre et, dans certains cas, de crimes contre l’humanité. L’organisation appelle à l’ouverture d’enquêtes judiciaires et à des sanctions contre les responsables présumés.
L’ONG affirme également que des militaires rwandais étaient présents dans les opérations de recrutement et dans les camps concernés. Kigali a toujours rejeté les accusations de soutien militaire direct au M23 ainsi que les allégations d’exactions visant ses forces.







