À Bangui, une affaire de présumé projet de coup d’État secoue les cercles du pouvoir et alimente les spéculations politiques. Selon des informations relayées par plusieurs sources concordantes, le parquet de la capitale centrafricaine s’est saisi d’un dossier portant sur des accusations de complot contre le président Faustin-Archange Touadéra.
L’enquête, dont les contours restent encore flous, citerait notamment deux personnalités influentes de l’entourage présidentiel. Parmi elles figure Sani Yalo, ministre d’État et conseiller spécial du chef de l’État, considéré depuis plusieurs années comme l’un des hommes les plus influents du régime.
Pour l’heure, les autorités judiciaires n’ont pas rendu publics les éléments matériels susceptibles d’étayer les accusations. Cette prudence n’empêche toutefois pas l’affaire de provoquer une onde de choc au sein de la classe politique centrafricaine, où les rivalités et les luttes d’influence sont régulièrement évoquées.
Alors que les investigations se poursuivent, plusieurs observateurs appellent à faire toute la lumière sur ce dossier sensible afin d’éviter que les accusations ne soient instrumentalisées dans le cadre des rapports de force internes au pouvoir.
Cette affaire surgit dans une atmosphère politique marquée par de fortes tensions autour de la gouvernance et de la consolidation du pouvoir du président Faustin-Archange Touadéra, à la tête du pays depuis 2016.







