Conakry, 5 mai 2026, après les premières pluies enregistrées dans la nuit du lundi 4 au mardi 5 mai, la saison hivernale s’installe progressivement en Guinée. À cette occasion, la rédaction des Nouvelles d’Afrique a recueilli les explications du Directeur Général de l’Agence Nationale de la Météorologie, Dr René Tato Loua, qui alerte sur une année potentiellement marquée par des précipitations plus importantes que la normale.
Selon le responsable, les prévisions annoncent une pluviométrie excédentaire, notamment dans la zone côtière et en région forestière. « Les cumuls de pluie pourraient dépasser les moyennes habituelles, ce qui expose davantage certaines localités aux risques d’inondation », prévient-il.
Des zones déjà identifiées à risque
À Conakry, plusieurs quartiers restent particulièrement vulnérables en raison de leur position géographique et de la proximité avec la mer. Les zones de basse altitude, notamment dans la commune de Matam et le long des bras de mer, sont régulièrement touchées par des inondations en période de fortes pluies.
Mais au-delà des facteurs naturels, le Directeur Général insiste sur les causes humaines qui aggravent la situation. L’obstruction des caniveaux par les déchets et l’occupation anarchique des zones à risque favorisent les débordements d’eau, même dans des secteurs habituellement épargnés.
Pourquoi les inondations ne sont pas immédiates
Les premières pluies ne provoquent pas systématiquement des inondations par endroits. En début de saison, le sol encore sec absorbe une grande partie de l’eau. Ce n’est qu’après saturation que les ruissellements deviennent importants, augmentant ainsi les risques de débordement et d’inondation.
Par ailleurs, les fortes chaleurs enregistrées durant la saison sèche ont favorisé une évaporation importante, contribuant à accumuler davantage d’humidité dans l’atmosphère. Ce phénomène explique en partie l’intensité des pluies attendues cette année.
Un appel clair à la prudence
Face à ces prévisions, les autorités météorologiques appellent à une mobilisation collective. Elles recommandent notamment de :
- suivre régulièrement les bulletins météorologiques,
- éviter les déplacements dans les zones inondables en cas de fortes pluies,
- ne pas jeter d’ordures dans les caniveaux,
- respecter les consignes des services de protection civile.
« Les risques sont connus. Il appartient à chacun d’adopter les bons comportements pour limiter les dégâts », insiste Dr Loua.
Entre nécessité et risques
Si ces pluies sont essentielles pour l’agriculture et la régénération des écosystèmes, leur intensité pourrait provoquer des dégâts importants si des mesures préventives ne sont pas respectées.
Pour cette saison 2026, la prudence reste donc de mise, notamment à Conakry, où les inondations constituent chaque année une menace récurrente.







