Après les menaces, le Front Démocratique de Guinée (FRONDEG) passe à l’action. Le parti de l’ancien ministre Abdoulaye Yéro BALDÉ, a officialisé, mardi 28 avril 2026, son retrait du processus électoral en vue des législatives et communales prévues le 31 mai.
Dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion extraordinaire de son Bureau politique, le parti met en cause « des violations graves et persistantes du Code électoral » et un processus qu’il juge déséquilibré. Il estime que « les conditions d’un scrutin libre, transparent et équitable ne sont plus réunies ».
Le FRONDEG dénonce notamment un manque d’impartialité de l’administration électorale, le rejet jugé « sélectif » de certaines candidatures, ainsi que l’absence de réponse des organes de régulation à ses recours. Le parti évoque aussi « un schéma cohérent visant à orienter l’issue du vote ».
En conséquence, la formation annonce le retrait de tous ses candidats et représentants des opérations électorales. Elle prévient également qu’elle « ne reconnaîtra pas la sincérité, la régularité ni la légitimité des résultats » issus du scrutin à venir.
Malgré cette décision, le FRONDEG insiste qu’il ne s’agit « ni d’un abandon ni d’un renoncement », mais d’une démarche motivée par « une exigence démocratique ». Il appelle enfin les autorités guinéennes et les partenaires internationaux, dont la CEDEAO, l’Union africaine, l’Union européenne et les Nations unies, à garantir le respect des règles électorales.







