Ils sont revenus vivants, mais profondément marqués. Ce dimanche 26 avril 2026, 113 ressortissants guinéens ont été rapatriés depuis le Maroc vers Conakry, après une tentative migratoire qui a viré au drame.
Parmi eux, 29 femmes et 14 enfants. Tous ont été accueillis à leur arrivée par les services du ministère des Affaires étrangères, avec l’appui de l’Organisation internationale pour les migrations.
Derrière ces chiffres, des parcours brisés. La plupart de ces migrants avaient quitté la Guinée dans l’espoir de rallier l’Europe, certains transitant par la Gambie, devenue un point de passage fréquent pour les candidats à l’exil.
Mais le rêve s’est rapidement transformé en cauchemar. Arrestations, détention, surveillance étroite… Au Maroc, les conditions étaient particulièrement dures, selon plusieurs témoignages. « Chaque migrant était surveillé par deux agents », confie l’un des rescapés.
Le pire s’est joué en mer.
« Nous avons énormément souffert. Onze personnes sont mortes pendant le voyage. À un moment, on pensait que personne n’allait survivre », raconte-t-il, encore sous le choc.
À leur arrivée, ces rescapés ont été conduits au centre de transit et d’orientation des migrants de Taouyah, où leur situation doit être examinée. Au-delà du rapatriement, c’est désormais la question de leur prise en charge et de leur réinsertion qui se pose.
Un retour forcé, après un périple qui rappelle, une fois de plus, le prix humain des routes migratoires clandestines.
Au total, 360 Guinéens ont été sauvés lors de cette opération. D’autres retours pourraient intervenir les prochains jours.







