Le procès de Mariama Bah et Mariama Kaba, connues sous les pseudonymes Yama Séga et Maya La Solution, s’est ouvert ce lundi 20 avril 2026 au tribunal de première instance de Mafanco.
Après trois jours de garde à vue, les deux prévenues ont été déférées devant la justice. Leur dossier a été orienté en flagrant délit, ce qui a entraîné l’ouverture immédiate de leur jugement devant le TPI de Mafanco.
Elles sont poursuivies pour plusieurs infractions, notamment des faits d’injures et menaces sur les réseaux sociaux.
Peu avant l’audience, leur avocat, Paul Yomba Kourouma, a reconnu la gravité des faits reprochés, tout en appelant à relativiser. Il a indiqué que les deux jeunes femmes ont depuis apaisé leurs différends et renoué leur amitié.
Dès l’entame de l’audience, Yama Séga a été appelée à la barre pour livrer sa version des faits. Elle est revenue sur l’origine de son différend avec Maya La Solution, présentée comme une amie de longue date avec qui elle dit avoir partagé « beaucoup de choses ».
Selon ses déclarations, la crise est née de vidéos publiées sur les réseaux sociaux, dans lesquelles elle s’est sentie indirectement visée, notamment sur des propos liés à une chirurgie esthétique. Bien que son nom n’ait pas été mentionné, elle affirme avoir reconnu sa personne dans ces contenus.
« Je reconnais que j’ai réagi, même si elle ne m’avait pas citée directement », a-t-elle expliqué, indiquant avoir répondu à travers d’autres vidéos, ce qui a contribué à envenimer la situation.
L’influenceuse a admis avoir tenu des propos injurieux. « Oui, dans mes vidéos, j’ai employé des injures, mais c’était sous l’effet de la colère », a-t-elle reconnu, avant de présenter ses excuses à la population guinéenne et d’admettre avoir enfreint la loi.
Cette affaire, largement commentée sur les réseaux sociaux, devrait connaître de nouveaux développements dans les prochaines heures.
Nous y reviendrons !






