Un premier groupe de migrants expulsés des États-Unis est arrivé ce vendredi à Kinshasa, en République démocratique du Congo.
Selon des informations rapportées par Radio France Internationale (RFI), l’avion transportant ces personnes s’est posé à l’aéroport international de Ndjili après une escale à Accra, au Ghana.
Ce premier contingent est composé de 15 personnes, dont sept femmes et huit hommes. Ils seraient originaires du Pérou, de la Colombie et de l’Équateur.
D’après leur avocate, ces migrants ne seront pas immédiatement renvoyés vers leurs pays d’origine et devraient séjourner temporairement à Kinshasa, où ils sont actuellement hébergés dans un hôtel.
Ces transferts s’inscrivent dans une politique des États-Unis visant à externaliser la gestion des migrants en concluant des accords avec des pays tiers, notamment en Afrique.
Certaines des personnes concernées bénéficieraient pourtant de décisions de justice américaines leur interdisant un retour dans leur pays d’origine, ce qui suscite des inquiétudes chez leurs défenseurs.
Les autorités congolaises assurent que cet accueil est temporaire et que chaque situation sera examinée individuellement.
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) pourrait proposer un programme de « retour volontaire assisté », une option contestée par certaines organisations de défense des droits des migrants.
D’autres arrivées attendues
Toujours selon ce média, un second groupe de migrants pourrait être transféré prochainement vers la RDC.
Un accord, dont les détails n’ont pas été rendus publics, prévoirait l’accueil de 50 à 100 migrants par mois sur le territoire congolais, selon une source diplomatique.






