Alors qu’aucun vaccin homologué n’existe encore contre la souche Bundibugyo du virus Ebola, la Russie affirme avoir développé un candidat vaccin capable de protéger contre cette variante particulièrement préoccupante. Une annonce qui suscite déjà l’intérêt de l’Africa CDC, le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies.
Selon les informations relayées par les autorités sanitaires africaines, le ministre russe de la Santé a personnellement saisi Jean Kaseya, directeur général de l’Africa CDC, pour lui faire part de cette avancée scientifique.
« La Russie a développé un vaccin susceptible de protéger contre le Bundibugyo », a indiqué le responsable russe dans son message adressé à l’institution panafricaine.
Le vaccin a été conçu par l’institut Gamaleya de Moscou, un centre fédéral de recherche reconnu pour ses travaux en épidémiologie et microbiologie. Cet institut s’était déjà illustré durant la pandémie de Covid-19 avec le développement du vaccin Spoutnik V.
À ce stade toutefois, aucune donnée scientifique publique n’a encore été dévoilée sur l’efficacité réelle du vaccin contre la souche Bundibugyo. Les autorités sanitaires précisent qu’aucun résultat issu d’essais sur l’homme ou sur des modèles animaux n’a encore été communiqué.
L’Africa CDC a confirmé examiner attentivement cette proposition russe, dans un contexte où la menace d’Ebola continue d’inquiéter plusieurs pays africains.
De leur côté, au moins deux autres candidats vaccins spécifiques à la souche Bundibugyo sont actuellement en développement dans le monde. Le plus avancé pourrait entrer en phase d’essais cliniques dans les deux à trois prochains mois, selon plusieurs sources sanitaires internationales.
La souche Bundibugyo demeure l’une des variantes les moins étudiées du virus Ebola. Découverte pour la première fois en Ouganda en 2007, elle ne dispose toujours pas de vaccin officiellement approuvé, contrairement à la souche Zaïre contre laquelle plusieurs vaccins existent déjà.
Face aux risques de propagation transfrontalière, les autorités sanitaires africaines multiplient les appels à la vigilance, au renforcement des systèmes de surveillance et à l’accélération de la recherche scientifique autour des nouvelles souches du virus.







