L’activiste panafricaniste Kemi Seba a été arrêté en Afrique du Sud, où il fait l’objet d’une procédure d’extradition, a annoncé la police ce jeudi 16 avril 2026.
Recherché par le Bénin, Kemi Seba est poursuivi pour « incitation à la rébellion » et « justification de crimes contre la sécurité de l’État », après avoir soutenu une tentative de coup d’État déjouée en décembre.
Selon la police sud-africaine, l’activiste a été interpellé lundi dans un centre commercial de Pretoria, en compagnie de son fils, âgé de 18 ans, et d’un autre individu.
Les autorités affirment que le groupe envisageait de se rendre au Zimbabwe, avec l’aide d’un tiers, avant de poursuivre leur route vers l’Europe. Ils ont été placés en détention provisoire.
Le mandat d’arrêt international visant Kemi Seba a été émis le 12 décembre 2025, après ses prises de position en faveur d’un coup de force avorté au Bénin. Lors de cet épisode, des militaires avaient affirmé à la télévision avoir renversé le président Patrice Talon.
De son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, Kemi Seba dirige l’ONG « Urgences panafricanistes ». Très suivi sur les réseaux sociaux, il revendique plus d’un million d’abonnés.
D’origine franco-béninoise, Kemi Seba a été déchu de sa nationalité française en 2024. Il est connu pour ses positions critiques à l’égard de la France et pour son soutien affiché à plusieurs régimes militaires issus de coups d’État dans la région du Sahel.
Dans une vidéo diffusée après les événements de décembre, il avait notamment qualifié la situation de « jour de libération » pour son pays.






