Le Conseil national de Transition a officiellement ouvert, ce lundi 13 avril 2026 à Bamako, sa session ordinaire d’avril. Elle intervient dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, économiques et institutionnels.
Dans son discours d’ouverture, le président du CNT, Malick Diaw, a insisté sur la portée « décisive » de cette session, appelée à accompagner les réformes engagées par les autorités de la transition, sous la conduite du président Assimi Goïta.
32 textes à examiner
Au total, 32 projets et propositions de loi, dont 24 nouveaux, seront examinés durant les trois mois de travaux parlementaires. Parmi les priorités figurent notamment :
la réforme du Conseil supérieur de la magistrature
la structuration des forces de sécurité (Police nationale, Protection civile)
le statut général des fonctionnaires
les textes liés au secteur minier et aux collectivités territoriales
Malick Diaw a appelé les conseillers à faire preuve de « rigueur » et à privilégier « l’intérêt supérieur de la Nation », en évitant toute dérive partisane.
Contrôle de l’action gouvernementale renforcé
Au-delà du vote des lois, l’institution entend accentuer son rôle de contrôle et d’évaluation des politiques publiques, afin d’exiger « des résultats concrets » au bénéfice des populations.
Sécurité, économie et énergie au cœur des préoccupations
Le discours a largement évoqué les défis structurels du Mali, notamment :
l’insécurité persistante dans le Sahel
les incendies récurrents dans les marchés
les effondrements de bâtiments
les difficultés d’approvisionnement en hydrocarbures
Sur ce dernier point, le CNT recommande au gouvernement de miser davantage sur les énergies renouvelables.
Soutien à l’AES et dénonciation d’ingérences
Le président du CNT a également salué la montée en puissance de la Alliance des États du Sahel (AES), qu’il considère comme une réponse stratégique aux défis régionaux.
Dans le même temps, il a dénoncé des « ingérences » étrangères dans les affaires internes des États sahéliens.
Appel à la cohésion nationale
Face aux tensions internes et aux défis globaux, Malick Diaw a lancé un appel à l’unité :
« Le Mali a plus que jamais besoin de cohésion nationale. »
Il a également rendu hommage aux forces armées et encouragé la diaspora à investir dans le développement du pays.
La session est prévue pour durer 90 jours, conformément à la Constitution.







