C’est un tournant politique majeur en Hongrie. Le Premier ministre sortant, Viktor Orbán, a reconnu sa défaite à l’issue des élections législatives de ce dimanche, mettant fin à plusieurs années de domination politique.
Dans une brève déclaration, le dirigeant nationaliste a admis un verdict « clair » des urnes.
« Les résultats sont douloureux mais sans ambiguïté. Nous n’avons pas reçu la responsabilité ni la possibilité de gouverner », a-t-il affirmé, précisant avoir félicité son adversaire.
En face, le conservateur pro-européen Péter Magyar a confirmé avoir reçu l’appel de son rival, annonçant sa victoire avec un message simple : « Merci la Hongrie ».
Selon les résultats partiels portant sur plus de 66 % des suffrages, le parti Tisza de Péter Magyar obtiendrait 137 sièges sur 199, soit une majorité des deux tiers. Une configuration qui lui offre une large marge de manœuvre pour engager des réformes majeures, y compris constitutionnelles.
Une victoire saluée en Europe
Cette alternance politique a été immédiatement saluée par plusieurs dirigeants européens. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a estimé que « la Hongrie a choisi l’Europe », évoquant un retour affirmé vers les valeurs européennes.
De son côté, le président français Emmanuel Macron a également félicité le vainqueur, saluant « une victoire de la participation démocratique » et de « l’attachement du peuple hongrois aux valeurs de l’Union européenne ».
Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, a quant à lui évoqué « une leçon magistrale » adressée par les électeurs hongrois.
Un basculement politique majeur
Après des années marquées par une ligne souverainiste et des tensions avec Bruxelles, ce scrutin marque un possible repositionnement stratégique de la Hongrie sur la scène européenne.
Avec cette victoire nette, Péter Magyar s’ouvre désormais la voie pour redéfinir les orientations politiques du pays, tant sur le plan intérieur qu’au sein de l’Union européenne.







