À deux jours de la fête de la Tabaski, l’ambiance s’intensifie au marché à bétail de Yembeya, dans la commune de Matoto à Conakry. Entre affluence des clients et difficultés liées au transport et à l’entretien des animaux, les vendeurs tentent de maintenir leurs activités malgré un contexte économique jugé difficile.
Rencontré sur place, Mohamed Lamine Diallo, vendeur de moutons et de bétail, explique que les prix varient selon la taille et la qualité des animaux.
« Il y a tous les prix ici. Il y a 1 million 500, 2 millions 500, 3 millions… Il n’y a pas de prix fixe », affirme-t-il.
Selon lui, certains moutons peuvent atteindre jusqu’à 4 millions 500 mille francs guinéens à l’approche de la fête.
Malgré la forte demande observée à quelques jours de la célébration, le commerçant évoque plusieurs difficultés auxquelles les vendeurs sont confrontés cette année.
« Il y a beaucoup de souffrance. Pour nourrir les animaux, ce n’est pas facile. Le transport aussi coûte cher », déplore Mohamed Lamine Diallo.
Le vendeur assure toutefois que chaque client peut trouver un mouton adapté à son budget.
« Si quelqu’un vient, il va trouver ce qu’il veut. Il y a toutes les catégories ici », souligne-t-il.
Comme dans plusieurs marchés de Conakry, la Tabaski reste une période de forte activité commerciale pour les vendeurs de bétail, même si la hausse des coûts pèse sur les commerçants comme sur les ménages.







